Amours d'amazonie - conte Run'S

Publié le par run.s


Amours d'amazonie

Depuis toutes ces années, nous avons communiqué par cyber-ondes interposées. Tout ce temps et ces patientes attentions avaient laissés grandir un intérêt mutuel, puis une profonde complicité. Les mois passant, une intimité platonique s'était épanouie.

Chacun dans son coin, nous avions mythifié la personnalité de l'autre :

Moi, sur la fraîche citadine naïve et innocente que tu étais, sur laquelle je bâtissais des idylles au sein des terres vierges du nouveau monde.

Toi, sur des images démodées des personnages décalés de films d'aventure censés me représenter.

Tu étais impressionnée par cette vie qui n'était pourtant qu'un quotidien. Je me sentais étranger au tien, sans autre horizon qu'un confort d'ennui gris, comme l'oscilloscope d'un mort qui se traînerait de routine en routine au sein de la vieille Europe, et ne pouvais me résoudre à t'y rejoindre.

Alors je te parlais des couleurs, des bruits, des rencontres étranges, d'une vie tellement différente dans laquelle nous évoquions les plaisirs que nous aurions à nous découvrir vraiment dans un lieu oublié de tout. Un monde où tout pourrait commencer.

Alors, sur un coup de tête, tu as franchi le pas, mis aux oubliettes toutes les histoires terrifiantes lues, entendues, sur la plus grandiose forêt du monde. Tu t'es retrouvée, un beau matin, un billet d'avion dans la poche, deux tee-shirts, une paire de sandales, trois culottes dans un sac. Un rendez-vous au pavillon des maladies tropicales pour un vaccin. Nul besoin d'autre chose.

L'impulsion vers le changement est souvent difficile, mais les évènements s'enchaînent ensuite avec une étonnante facilité.

oooOOOooo


Quelques jours après, je te récupérais à l'aéroport. Mon coeur battait fort quand tu as poussé la porte des douanes, ton maigre sac au bout des doigts. Mais tes joues étaient plus rouges et tes yeux brillaient bien plus fort que la moiteur du climat ne l'y autorisait.

Un petit sourire de part et d'autre, un chaste baiser au coin de la joue, des mots sans intérêt sur la longueur du voyage, le temps qu'il faisait là haut.

Juste l'envie réciproque d'être loin et seuls.

Une plaisanterie enjouée sur la boue rouge recouvrant mon vieux tacot sans âge qui jure au milieu de ces 4x4 tout neufs. Ils ne connaissent des cahots de l'aventure que le dénivelé des trottoirs de la ville et les ralentisseurs des parkings de supermarchés.

Une remarque amusée sur l'odeur d'huile et le bazar indescrïptible qui règne à l'intérieur. J'avais pourtant dégagé la place passager des cordages et outils, et vérifié qu'aucun scorpion ni mygale n'ait élu domicile sous les sièges.

   * - Où veux-tu dormir ce soir ?


Un froncement de nez, un regard en coin, mi-amusé, mi-outré. Réalisant l'incongruité de la demande, je rattrape au vol :

   * - Au fond d'une pirogue au milieu d'un fleuve, dans un village amérindien, sur une plateforme posée sur la canopée, au milieu de la forêt ?
   * - Heu, c'est possible ?
   * - Tout l'est.
   * - Mmmmh, alors, d'accord pour le milieu de la forêt !


Je passe une vitesse et nous quittons la ville. La route est longue, tu me poses mille questions sur « comment c'est ici ».

Réponse : tout simple, on vit de nature et de surprises.

   * - Ah ? Et pour l'eau fraîche ?
   * - Ça fait partie de la nature et des surprises !
   * - Mmmmh ?


Nous continuons à badiner au long des kilomètres qui passent. Je t'indique les palmiers qui défilent et tu essayes de prononcer leurs noms. Tu les mélanges un peu. Nous rions. Je te donne les noms des rares villages qui jalonnent l'interminable route de l'ouest. Le vent fait voler tes longs cheveux qui parfois me caressent la joue. Je m'enivre de leur odeur. Tu détailles le paysage, demandes le nom de cet oiseau, de ce papillon.

   * - Le chauffage, c'est indispensable ?
   * - Non, mais il est bloqué.
   * - Dommage que ce soit au maximum. Tu n'as jamais pensé à changer de voiture ?
   * - Pas d'infidélité ! Elle m'a toujours ramené de n'importe où.
   * - Et c'est là où nous allons ?
   * - À peine un peu plus loin.


La chaleur me convient bien à moi : elle détrempe ton front et fait perler des gouttes de sueur sur  ton joli nez. Elle fait haleter ta poitrine comme sous des caresses un peu prononcées.

oooOOOooo


Trois heures d'asphalte avant d'emprunter la longue piste rouge. Les cahots nous font danser et bondir. Les coups de volant pour éviter les trous nous jettent l'un contre l'autre. Les flaques obscurcissent le pare-brise de la boue rouge de la latérite que les essuie-glaces arthritiques ont du mal à chasser. Les deux murs végétaux qui bordent le mauvais chemin finissent par se resserrer, se rassembler en une voûte, et font peser une ombre bienfaisante sur le métal surchauffé.

   * - J'ai très soif. As-tu de l'eau ?
   * - Oui.
   * - Où ça ?
   * - Dans pas longtemps.


Tu me regardes avec un air interloqué :

   * - Un bar sur cette piste perdue ?
   * - Mieux que ça.


La forêt s'ouvre brusquement. Je stoppe le véhicule. Deux troncs sont posés en travers d'une crique (1). Une volée de planches disparates clouée dessus.

   * - Tu viens ?
   * - Quoi faire ?
   * - Boire.
   * - Où ça ?
   * - Là en bas.


Nous descendons au bas du pont. Accroupi dans la rivière aux reflets roux, je bois dans le creux de mes mains, longuement. Tu m'observes un moment. Interminable. Puis, d'un hochement de tête fataliste, tu m'imites sans autre forme de procès. Après avoir bu et lavé ton visage, ton regard ravi se pose sur moi. Rafraîchie, tu es belle et j'ai envie de te prendre contre moi.

   * - Alors, cette eau fraîche ?
   * - Pas déçue, et curieuse de découvrir la suite des surprises.


Je te prends la main pour t'aider à remonter le long du talus. Tes doigts fins me donnent un petit choc électrique. Je les sens se tortiller avant de les lâcher, arrivés en haut. Nous regagnons l'auto.

Nous passons sur le pont dans un claquement de planches soulevées. Je te vois crisper les lèvres et plisser les yeux en contemplant l'eau et les rochers qui défilent paresseusement sous les roues, quelques mètres en dessous, puis te laisser aller au fond du fauteuil et expirer une fois passés. Je souris :

   * - Si tu avais choisi la pirogue, il y aurait eu bien plus d'eau dessous.


Tu me renvoies un regard faussement sévère.

La piste semble interminable. Une flèche rousse la traverse pour plonger à travers le mur végétal : agouti (2). Plus loin, une colonie de petits singes bondit par dessus la piste, comme des marionnettes désarticulées. Nous ralentissons pour les laisser passer. Un tronc barre la route, tout enchevêtré des lianes qu'il a entraînées dans sa chute. Un mur épais et haut de plusieurs mètres, qui semble infranchissable autrement qu'à l'explosif.

Nous stoppons. Je saisis une machette courte et la pose sur tes cuisses :

   * - Premier cours.
   * - Cours de surprises ?
   * - Oui.


Une main sur ton épaule, mon bras contre ta joue, je te montre les formes effilées des orchidées et des épiphytes. Un nid de termites suspendu à des lianes, une bande d'aras criards, très haut.

Je te désigne les lianes à attaquer en priorité puis nous sabrons dans le tas. Tes jambes légèrement écartées, pour laisser la lame passer à gauche et à droite en angle très fermé, sans effort, profitant de l'inertie de l'acier qui retombe. Je me tiens dans ton dos pour accompagner tes mouvements, ton poignet bien calé dans ma main. Tu t'abandonnes un peu. Je sens monter les effluves de ton corps. Je me dégage à regret : ne rien brusquer, laisser la magie nous envelopper. et attaquer la partie du tronc au sol.

À travers les copeaux, je te contemple. Un pli de concentration barre ton front. Tes seins, libres sous ton chemisier, tressautent à chaque coup. J'achève mon morceau de tronc et vais entamer l'autre partie, de l'autre côté de la piste.

   * - C'est Ok, Jane, on y va.
   * - Qui est Jane ? demandes-tu, penchée en avant, une main sur ta hanche et l'autre me menaçant armée de la machette.
   * - Quelqu'un qui te ressemble, souris-je.
   * - Et plus précisément ? grondes-tu avec un regard sombre qui fait ressortir le gris de tes yeux.
   * - Plus tard, réponds-je, désinvolte, en posant un doigt sur tes lèvres.


Tu me croques l'index d'un brusque mouvement et, le maintenant entre les perles de tes dents, prononce indistinctement :

   * - Pi'anha ou jagua' ?
   * - Mmmmh : fleur carnivore !
   * - Tu t'en sors bien, souris-tu en ouvrant la bouche pour me libérer.


Nous attachons à l'auto une partie du tronc et je passe la marche arrière. La partie à demi sectionnée cède dans un craquement et nous la roulons sur le côté avant de reprendre notre route.

   * - Quelle est la prochaine surprise ?
   * - Je n'ai pas de cric si on crève un pneu.


Un dernier virage de feuillage dense. Une rivière barre la route de ses eaux rouges, juste devant notre pare chocs :

   * - Terminus !
   * - Il n'y a pas de pont ?
   * - Réservé aux piétons.


Je sors deux sacs à dos en grosse toile et te tends le plus léger :

   * - Mets là-dedans l'indispensable.
   * - Où allons-nous ?
   * - Là ! fais-je en désignant un tronc enjambant la rivière.
   * - Je ne sais pas nager avec un sac à dos !
   * - Il ne s'agit pas de nager.
   * - Mmmmh. Tu m'aideras ?
   * - Tu me mordras ?


Un sourire espiègle et un bout de langue rose passe sur tes lèvres :

   * - Seulement si tu profites de la situation.
   * - J'y réfléchirai.
   * - À quoi ?
   * - À savoir qui le caïman mord cette fois.


Coup d'oeil intrigué vers la rivière.

Je te prends par la main et te guide. Très concentrée à avancer un pas, puis l'autre. Le tronc oscille un peu. Tu serres fort mon bras. Je me retourne et te prends fermement par la taille, marchant à reculons.

   * - Juges-tu que je profite de la situation ?
   * - Juste ce qu'il faut, fais-tu avec un léger tremblement dans la voix.
   * - Je ne voudrais pas abuser, fais-je en faisant mine de lâcher.
   * - Non, non, non ! C'est bien comme ça !


Quasiment arrivés de l'autre côté, je te soulève et te pose fermement sur le sol. Tu m'offres un large sourire soulagé.

   * - J'oublierai Jane !
   * - J'oublierai la fleur carnivore.


oooOOOooo


Nous marchons sur un layon à peine marqué. Donnant parfois un coup de machette pour ouvrir la voie. Les grands arbres croisent leurs tentaculaires racines en tous sens. Courbée sous ton sac à dos, tu avances résolument. Montées et descentes sur un sol humide de feuilles en décomposition, dans la touffeur de la jungle. Les vêtements adhèrent à la peau. Je me retourne parfois pour t'admirer à la dérobée. Tu donnes une si complète impression de fragilité, démentie par la dureté de tes traits et ce pli qui barre ton front, illustrant ton courage d'avancer sans gémir dans ces conditions qui te sont si nouvelles et inconnues.

Alors que je freine ta chute pour la énième fois, je te garde, cette fois, plus longtemps contre moi. Tu me jettes un petit sourire navré. Je te fais asseoir sur une racine, enlève ton sac de tes épaules et frictionne doucement les marques rouges qu'ont laissées les bretelles. Tu fermes les yeux. Je relève une mèche rousse qui tombe sur tes yeux. Tu souris derrière tes paupières closes, le visage légèrement levé :

L'appel d'un baiser.

Que je ne te donne pas.

Pas encore.

Un petit claquement de doigts, un frôlement sur le bout de ton nez, je te désigne la course pressée et serrée des grandes fourmis ata, qui portent haut les feuilles qu'elles ont découpées, suivant une route parfaitement nettoyée qui raye la forêt. Nous contemplons un grand moment l'interminable défilé des minuscules bouts de feuilles qui finiront en mycélium au fin fond d'une fourmilière géante pour nourrir ses millions d'habitants.

   * - Enlève tes chaussures.
   * - Pourquoi ?
   * - Une autre surprise.
   * - Mmmmh, d'accord.


Tu me donnes tes mocassins que je fourre dans mon sac à dos. Je te prends la main pour te relever. Tu poses un pied au sol, puis l'autre, esquisses quelques pas prudents.

   * - Que ressens-tu ?
   * - Mmmmh, c'est glissant et humide.
   * - Et puis ?
   * - Tiède et doux.
   * - C'est tout ?
   * - Presque. intime.
   * - C'est vrai. Veux-tu remettre tes chaussures ?
   * - Non, je vais essayer un moment. Je te dirai.


Nous avançons moins vite, mais tu ne trébuches plus. Tu prends mieux garde où tu poses tes pieds. La fatigue semble s'être estompée devant les nouvelles sensations. Tu sembles rayonner. Nous nous arrêtons souvent pour écouter les bruits, pour te montrer là un toucan, et ici un mouton-paresseux se déplaçant au ralenti sur les hautes branches, contourner un nid de guêpe à la texture de carton, pendant sous une palme. Tu poses des questions en chuchotant, après que ton regard vif ait observé quelque chose.

Un serpent sur une basse branche souffle quelques instants, furieux et inquiet de s'être laissé attraper, puis, rassuré de ne pas se sentir prisonnier ni maltraité, chemine sur mon bras, mes épaules, comme sur la branche qu'il vient de quitter.

Ses écailles s'irisent de couleurs chatoyantes dans le rai de lumière qui l'éclaire. Passée la première répulsion la curiosité prend le dessus et tu tends doucement la main pour effleurer son dos. Hé non, ce n'est pas froid et gluant, mais doux et tiède ! Tu me décoches un sourire rayonnant. Tout tranquillement, il glisse de ton bras droit à ton bras gauche, puis prend appui sur une branche, continue sa route et disparaît dans l'épaisseur du feuillage.

Il nous a déjà oubliés dans le respect de cette éphémère rencontre.

Un chuchotement émerveillé :

   * - C'était quoi ?
   * - Un boa arc en ciel.
   * - Ils sont tous comme ça ?
   * - Comme ça comment ?
   * - Aussi gentils ?
   * - Aucune raison d'être autrement.


Un temps de réflexion, puis :

   * - Je l'aime bien cette forêt.
   * - Elle va t'aimer aussi.


Nous reprenons la marche, suivant maintenant le lit d'une minuscule crique qui se faufile entre les racines, nous arrêtant au passage pour admirer les formes torturées des racines d'un arbre, un noud de lianes inextricablement mêlées à cinq mètres de hauteur, les épines des palmiers nains, un petit crapaud feuille qui ne doit qu'à son mouvement le fait de s'être laissé repérer, un insecte d'or vert : bijou vivant qui chemine sur une feuille dentelée.

Pendant un long moment, nous cherchons à repérer dans les branchages le pay-païau, l'oiseau sentinelle qui, de son sifflement strident en trois octaves, annonce l'arrivée des intrus à la forêt toute entière qui suspend un instant son activité, puis reprend son rythme.

De surprise en surprise, de découverte en découverte, tu as oublié depuis longtemps la touffeur du lieu et la sueur qui ruisselle. Tes regards précèdent tes pieds qui se posent avec douceur sur le sol, évitent les embûches avec grâce.

Une fée sylvestre n'y serait pas plus à l'aise.

oooOOOooo


Un dernier coup de sabre : le dernier rideau de végétation choit, dévoilant les cascades qui s'élancent des rochers surplombants. Elles pleuvent dans un bassin cristallin niché dans un écrin de verdure. Les rares rayons du soleil qui percent la canopée donnent au lieu une douce lueur verdâtre. Un autre monde, habité d'odeurs intimes de moisissures, des mille bruits qui finissent par vous emporter comme sur une partition de papier à musique. Une étrange aura baigne l'endroit. Un lieu primaire à l'étrangeté enivrante où tout peut se passer.

Envie d'y faire un enfant qui intègrera l'aura qui règne là.

Ton visage semble ondoyer de lumière reflétée du miroitement du bassin. Un morpho traverse une colonne de soleil et le bleu violent de ses ailes laisse dans nos rétines une empreinte qui met longtemps à s'estomper. Ton regard se pose avec la douceur d'un papillon sur toute chose. Un doux sourire semble ne plus jamais devoir quitter ton visage. On pose les sacs, on s'agenouille près de l'eau pour en boire de longues gorgées. Et, sans transition, on se retrouve dans le bassin, comme ça, tout habillés, en train de nager. Tes vêtements ont la grâce des mouvements d'une raie Manta autour de ton corps. Je te prends la main et t'entraîne vers le fracas de la cascade. Je te guide dans un nid de mousse sous un filet d'eau régulier et t'y rejoins. Nous fermons les yeux et savourons la fraîcheur et la pression de l'eau sur nos corps éprouvés par la marche. Tout semble suspendu entre le fracas de l'eau et le silence de la paix intérieure qui s'est installé dans nos esprits.

Nos vêtements chiffonnés pendent sur des lianes proches.

Nus, serrés l'un contre l'autre dans notre nid de mousse, les yeux fermés, nous constatons le changement des stridulations des insectes et des chants d'oiseaux. La lumière verdâtre évolue en un doux doré de fin de jour qui se pose sur les troncs, les palmes et les lianes.

...

                                                                                                                      
  Run'S 2004           

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Bonjour à toi, ami(e) visiteur,

Si tu es arrivé là, c'est que tu es un visiteur lecteur :)
Ce conte est tronqué.
La raison en est que durant des années, j'ai proposé mes histoires sur le net. Et rarement eu le contact avec leurs lecteurs.
Pourtant, à plusieurs reprises, j'ai découvert mes écrits ailleurs, parfois même sous un autre nom. C'est un peu triste mais pas grave : mon imagination regorge de plus d'histoires que je ne pourrais jamais en écrire.
J'aime le contact avec les gens qui prennent un peu de leur temps pour lire et même faire un petit coucou quand on leur offre quelque chose.
Comme j'ai pris le temps d'écrire ces contes : un échange.
Juste un petit mot, comme ça, dans l'air du temps, et tu repars avec la suite de mon histoire...

runs.snake(at)gmail.com
                                      

Publié dans contes de run's

Commenter cet article

kathie 26/08/2012 23:58


Je n'avais pas relue cette histoire depuis quelques temps et elle me touche toujours particulièrement .... J'aime espérer qu'elle est inspirée de vieux souvenirs ....


Ca me ferait plaisir de pouvoir lire la suite ....

Zandor 24/06/2011 16:29



Très belle histoire. Totallement inventée ou proche de la biographie ?


La forêt (guyanaise, j'imagine) y est très présente et on y ressent son pouvoir fascinant. Cette forêt qui me manque tellement...



run.s 29/06/2011 10:10



Je ne me souviens plus exactement où sont les frontières entre la fiction et la réalité...


Ca fait partie de la magie :)


 


Par contre, l'histoire n'est pas finie et si tu en veux la fin, laisse-moi tes coordonnées email.



le parrresseux 27/05/2009 18:46

Héhé !Voilà qui finit bien !