Concours sur tableaux-contes - participations

Publié le par run.s

Concours de scénarios sur tableaux-contes : les textes

Je vous livre (dans l'ordre d'arrivée) les contributions à ce concours.
Laissez vos commentaires sur cette page pour l'une ou l'autre des participantes.

Les avis seront clôturés le 31 mars.
Résultat final (internautes + jury) tout début avril.

A vos avis :)






Le texte de : Zip de Zoup

Les  méZaventures de Petit Zapon


Petit Zapon a vu Zouzou le Farfouillou

Qui flippait dur sur sa toile

Il a voulu imiter Dame araignée

Mais Zapon a fait trop de nœuds

Trop compliqué à dénouer…

« A l’aide, à l’aide » a-t-il crié

Ameutant tout le quartier

Milpatouille est arrivé

Attiré par ce dédale inattendu

Il a pu pianoter tout son soûl

Avec tous ses doigts de pieds

Il était enchanté.

Fripon-fripé s’en est mélé

En soufflant dans son barbiniou

Il a joué un air syncopé

Et une danse acrobatique

Avec des bongs-bongs et des rigodons

Qui ne ressemblait plus à rien

C’est alors que Poutignac a surgi

Tapant du pied, claquant du bec

Ca suffit, assez de vacarme

A-t-il intimé

Moi, qui ai vu le centre de la terre

Et tout ce qui s’ensuit

Je suis capable de vous débrouiller ce bazar

Je suis un vrai débidouilleur

Mes accessoires sont infaillibles

Hauts les cœurs !

J’ai la pince ad hoc

Le logiciel itou

Et le génie par-dessus tout 


Là-dessus l’orage a tonné

Et moi je me suis esbignée

Et la suite, vous trouverez !



http://dans-les-voiles.over-blog.com/



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Texte de  : Valérie Bonenfant



Le grand Baobab


 

(D’après le tableau-conte de Run’S)


Il était une fois dans le grand désert brûlant, un baobab qui avait tendance à s’endormir. Le feuillage assoupi, il se laissait baigner par la douce torpeur liée à la forte chaleur.

-« Zzzzhhh… Il fait chaud ! Zzzzhhh… Mmmh, comme c’est doux ce léger frisson sur mes feuilles… Zzzzhhhh… Une vraie berceuse… »

L’arbre était en train de s’endormir tout à fait quand soudain, un grand vent se leva. Fort, brutal, imprévisible, un phénomène climatique comme seul le grand désert pouvait en réserver quand l’envie lui prenait.

Justement, là, c’était le moment qu’il choisit pour tout décoiffer sur son passage. Les grains de sable furent soulevés, les rayons de soleil repoussés vers le ciel, et comble de la surprise, le feuillage de l’arbre s’envola ! Il ne resta plus enraciné qu’un gros tronc, tout déconfit de se trouver ainsi décoiffé…

-« Ciel, mon chapeau ! Le vent m’a enlevé mon couvert ! Je me sens tout nu ! Ridicule et tout nu ! » se lamenta le pauvre baobab-tronc.

Le feuillage s’envola, emporté par le vent qui décidément, semblait vouloir bien s’amuser. Celui-ci ne s’était pas levé pour rien. Il emporta le toit de l’arbre, le fit tourbillonner, lui donnant un air en pétard du plus curieux effet.

-« Mais… Qu’est-ce qui se passe ? » bougonna une araignée habitante du grand sage, « je n’ai pourtant pas choisi un cocotier pour être ainsi secouée ! »

Vite, elle tira un fil qu’elle arrima solidement à la branche pour ne pas être elle aussi emportée par le grand flux.

-« Si ma grand-mère voyait ça ! Elle qui a écouté des générations durant des contes racontés sous cet arbre par les griots… Sans bouger d’un poil de patte d’araignée ! »

Le toit de l’arbre voyageait, emporté par les courants d’air soufflant deci delà…

-« C’est pire qu’un salon de coiffure ici ! Frisotis et mèches à gogo ! Mais, je ne suis quand même pas une tête à coiffer ! » se plaignit le feuillage de l’arbre.

-« Il ne fallait pas se laisser endormir par le grand baobab… Voilà, on est tranquille dans le désert, anéanti par la chaleur, bercé par les douces histoires de griots. On croit que rien ne peut arriver et PAF ! Le grand tumulte, et nous voici emporté par le souffle… » ronchonna l’araignée qui avaient elle aussi des pattes qui frisaient.

-« Il faut retrouver notre tronc… » dirent des branches jumelles en sortant du feuillage pour mieux tâter les environs… »

Le feuillage vogua au gré des vents, cherchant à se fixer mais n’y parvenant pas.

-« Là, sous moi, je sens quelque chose ! » lança soudain l’une des branches jumelles.

Branle-bas de combat. Aussitôt, tous les frisotis divers et variés s’arrimèrent sur la base. Même l’araignée lança des fils pour mieux s’accrocher sur le corps stable. Enfin, le feuillage tenait le vent. Ouf ! Hein… ? Quoi… ? La base bougeait ? Non, pas possible… Mais… Mais… Oh !

-« Stupidi ! Crétini ! Bêtissi ! Je savais que les branches n’avaient pas de cerveau, mais à ce point ! Voyons… Nous sommes accrochés à un hippopotame ! »

Houps !

-« Hum, désolés, monsieur Hippo… Nous nous sommes trompés » s’excusa le feuillage, en défrisant ses lianes et en libérant le pauvre animal.

Et le voilà reparti, direction les humeurs du vent. Coiffage Est, raie au Nord, balayage Ouest, puis brushing au Sud. Mieux qu’une gravure de mode, le feuillage se parait de nouvelles coiffures toutes plus tendance les unes que les autres. Pendant ce temps, le tronc désespérément seul, plus que jamais enveloppé dans son écorce, appelait au ciel son feuillage.



-« Hou hou ! Mes chères feuilles… Où êtes-vous ? Je me sens tout seul sans vous… Revenez… Je vous réserve une belle surprise… »

Seul le sifflement du vent lui répondit…

-« Du jamais vu… Du jamais entendu… Une histoire inédite ! »

-« HOU HOU HOU…» siffla l’air.

-« Vous n’en reviendrez pas… Une histoire qui se passe très très loin d’ici, fabuleuse, qui va vous tenir en haleine… »

-« FOUI FOUI FOUI… »

-« Même qu’il est question d’eau, et que par cette chaleur, c’est appréciable ! »

-« FOUAIS FOUAIS FOUAIS… »

-« Bon, pour vous prouver que je dis vrai, très exceptionnellement, rien que pour que vous reveniez, je commence l’histoire… »

-« FE FE FE… »

-« La Source Enchantée. Depuis que les villageois sont descendus dans la vallée, nous vivons seuls avec grand-père…Notre petit hameau est maintenant déserté. Les ronces et les orties poussent au milieu de la maison du forgeron, et le toit de celle du sabotier s'est écroulé il y a quelques mois… »

Aurait-il prononcé les paroles magiques ? Comme par miracle, le vent s’arrêta, et dans un grand tourbillon, le feuillage vint se revisser sur la tête de son tronc ! On ne savait qui de l’arbre ou de sa tête était le plus heureux. Ce n’était qu’effusions et manifestations de gratitude, des retrouvailles qui faisaient plaisir à voir.

-« Bon, ce n’est pas tout, mais… Alors, tu nous la contes cette histoire ? » demanda l’araignée visiblement pressée de connaître la suite.

Les feuilles frémirent à leur tour. Elles aussi étaient impatientes d’entendre le reste…

-« FOUI FOUI FOUI… » confirma l’air, visiblement intéressé aussi.

Fichtre ! Décidément, tous attendaient la suite du conte…

Alors, le grand baobab raconta…

 


http://environnement.ecoles.free.fr/contes%20pour%20enfants/index.htm


 

 Créé le 2 mars 2009 - Texte protégé par copyright ©



 


Publié dans Tableaux-contes

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run's 26/03/2009 14:01

Plus que qques jours pour les votes des internautes.La cloture se fera dimanche soir.Annonce des résultats mardi 31 après réunion du jury.Elles méritent bien un petit avis nos 2 courageuses participantes :)

run's 24/03/2009 17:33

Si si, ils y sont les liens, en dessous de chaque texte :)Pour Zip :http://dans-les-voiles.over-blog.com/ pour Valérie :http://environnement.ecoles.free.fr/contes%20pour%20enfants/index.htm
 

Azalaïs 24/03/2009 16:47

dommage que tu ne mettes pas les liens des participants, je serais bien allée leur rendre une visite!

Dana 21/03/2009 23:20

C'est marrant de constater ce que ce tableau  a pu inspirer...je regrette qu'il n'y ait que si peu de participation.Bravo à toutes les deux, et merci de vous être prêtez au jeu.

run.s 21/03/2009 13:00

Et voilà :)Merci Zip