Petit Zapon a vu Zouzou le Farfouillou
Qui flippait dur sur sa toile
Il a voulu imiter Dame araignée
Mais Zapon a fait trop de nœuds
Trop compliqué à dénouer…
« A l’aide, à l’aide » a-t-il crié
Ameutant tout le quartier
Milpatouille est arrivé
Attiré par ce dédale inattendu
Il a pu pianoter tout son soûl
Avec tous ses doigts de pieds
Il était enchanté.
Fripon-fripé s’en est mélé
En soufflant dans son barbiniou
Il a joué un air syncopé
Et une danse acrobatique
Avec des bongs-bongs et des rigodons
Qui ne ressemblait plus à rien
C’est alors que Poutignac a surgi
Tapant du pied, claquant du bec
Ca suffit, assez de vacarme
A-t-il intimé
Moi, qui ai vu le centre de la terre
Et tout ce qui s’ensuit
Je suis capable de vous débrouiller ce bazar
Je suis un vrai débidouilleur
Mes accessoires sont infaillibles
Hauts les cœurs !
J’ai la pince ad hoc
Le logiciel itou
Et le génie par-dessus tout
Là-dessus l’orage a tonné
Et moi je me suis esbignée
Et la suite, vous trouverez !
http://dans-les-voiles.over-blog.com/
Texte de : Valérie Bonenfant
Le grand Baobab
(D’après le tableau-conte de Run’S)
Il était une fois dans le grand désert brûlant, un baobab qui avait tendance à s’endormir. Le feuillage assoupi, il se laissait baigner par la douce torpeur liée à la forte chaleur.
-« Zzzzhhh… Il fait chaud ! Zzzzhhh… Mmmh, comme c’est doux ce léger frisson sur mes feuilles… Zzzzhhhh… Une vraie berceuse… »
L’arbre était en train de s’endormir tout à fait quand soudain, un grand vent se leva. Fort, brutal, imprévisible, un phénomène climatique comme seul le grand désert pouvait en réserver quand l’envie lui prenait.
Justement, là, c’était le moment qu’il choisit pour tout décoiffer sur son passage. Les grains de sable furent soulevés, les rayons de soleil repoussés vers le ciel, et comble de la surprise, le feuillage de l’arbre s’envola ! Il ne resta plus enraciné qu’un gros tronc, tout déconfit de se trouver ainsi décoiffé…
-« Ciel, mon chapeau ! Le vent m’a enlevé mon couvert ! Je me sens tout nu ! Ridicule et tout nu ! » se lamenta le pauvre baobab-tronc.
Le feuillage s’envola, emporté par le vent qui décidément, semblait vouloir bien s’amuser. Celui-ci ne s’était pas levé pour rien. Il emporta le toit de l’arbre, le fit tourbillonner, lui donnant un air en pétard du plus curieux effet.
-« Mais… Qu’est-ce qui se passe ? » bougonna une araignée habitante du grand sage, « je n’ai pourtant pas choisi un cocotier pour être ainsi secouée ! »
Vite, elle tira un fil qu’elle arrima solidement à la branche pour ne pas être elle aussi emportée par le grand flux.
-« Si ma grand-mère voyait ça ! Elle qui a écouté des générations durant des contes racontés sous cet arbre par les griots… Sans bouger d’un poil de patte d’araignée ! »
Le toit de l’arbre voyageait, emporté par les courants d’air soufflant deci delà…
-« C’est pire qu’un salon de coiffure ici ! Frisotis et mèches à gogo ! Mais, je ne suis quand même pas une tête à coiffer ! » se plaignit le feuillage de l’arbre.
-« Il ne fallait pas se laisser endormir par le grand baobab… Voilà, on est tranquille dans le désert, anéanti par la chaleur, bercé par les douces histoires de griots. On croit que rien ne peut arriver et PAF ! Le grand tumulte, et nous voici emporté par le souffle… » ronchonna l’araignée qui avaient elle aussi des pattes qui frisaient.
-« Il faut retrouver notre tronc… » dirent des branches jumelles en sortant du feuillage pour mieux tâter les environs… »
Le feuillage vogua au gré des vents, cherchant à se fixer mais n’y parvenant pas.
-« Là, sous moi, je sens quelque chose ! » lança soudain l’une des branches jumelles.
Branle-bas de combat. Aussitôt, tous les frisotis divers et variés s’arrimèrent sur la base. Même l’araignée lança des fils pour mieux s’accrocher sur le corps stable. Enfin, le feuillage tenait le vent. Ouf ! Hein… ? Quoi… ? La base bougeait ? Non, pas possible… Mais… Mais… Oh !
-« Stupidi ! Crétini ! Bêtissi ! Je savais que les branches n’avaient pas de cerveau, mais à ce point ! Voyons… Nous sommes accrochés à un hippopotame ! »
Houps !
-« Hum, désolés, monsieur Hippo… Nous nous sommes trompés » s’excusa le feuillage, en défrisant ses lianes et en libérant le pauvre animal.
Et le voilà reparti, direction les humeurs du vent. Coiffage Est, raie au Nord, balayage Ouest, puis brushing au Sud. Mieux qu’une gravure de mode, le feuillage se parait de nouvelles coiffures toutes plus tendance les unes que les autres. Pendant ce temps, le tronc désespérément seul, plus que jamais enveloppé dans son écorce, appelait au ciel son feuillage.
-« Hou hou ! Mes chères feuilles… Où êtes-vous ? Je me sens tout seul sans vous… Revenez… Je vous réserve une belle surprise… »
Seul le sifflement du vent lui répondit…
-« Du jamais vu… Du jamais entendu… Une histoire inédite ! »
-« HOU HOU HOU…» siffla l’air.
-« Vous n’en reviendrez pas… Une histoire qui se passe très très loin d’ici, fabuleuse, qui va vous tenir en haleine… »
-« FOUI FOUI FOUI… »
-« Même qu’il est question d’eau, et que par cette chaleur, c’est appréciable ! »
-« FOUAIS FOUAIS FOUAIS… »
-« Bon, pour vous prouver que je dis vrai, très exceptionnellement, rien que pour que vous reveniez, je commence l’histoire… »
-« FE FE FE… »
-« La Source Enchantée. Depuis que les villageois sont descendus dans la vallée, nous vivons seuls avec grand-père…Notre petit hameau est maintenant déserté. Les ronces et les orties poussent au milieu de la maison du forgeron, et le toit de celle du sabotier s'est écroulé il y a quelques mois… »
Aurait-il prononcé les paroles magiques ? Comme par miracle, le vent s’arrêta, et dans un grand tourbillon, le feuillage vint se revisser sur la tête de son tronc ! On ne savait qui de l’arbre ou de sa tête était le plus heureux. Ce n’était qu’effusions et manifestations de gratitude, des retrouvailles qui faisaient plaisir à voir.
-« Bon, ce n’est pas tout, mais… Alors, tu nous la contes cette histoire ? » demanda l’araignée visiblement pressée de connaître la suite.
Les feuilles frémirent à leur tour. Elles aussi étaient impatientes d’entendre le reste…
-« FOUI FOUI FOUI… » confirma l’air, visiblement intéressé aussi.
Fichtre ! Décidément, tous attendaient la suite du conte…
Alors, le grand baobab raconta…
http://environnement.ecoles.free.fr/contes%20pour%20enfants/index.htm
Créé le 2 mars 2009 - Texte protégé par copyright ©
La cloture se fera dimanche soir.
Annonce des résultats mardi 31 après réunion du jury.
Elles méritent bien un petit avis nos 2 courageuses participantes :)
Pour Zip :
http://dans-les-voiles.over-blog.com/
pour Valérie :
http://environnement.ecoles.free.fr/contes%20pour%20enfants/index.htm
Bravo à toutes les deux, et merci de vous être prêtez au jeu.
Merci Zip
Si tu veux tu peux mettre Les méZaventures de Petit Zapon"
Comme tu veux
Merci, c'est zentil
Zoupette